Le gouvernement devrait s’intéresser davantage aux problèmes d’extrême pauvreté, de logement, d’accès à l’eau, à l’assainissement, aux soins médicaux et à l’éducation dans les communautés autochtones, particulièrement celles qui sont dans des zones rurales éloignées. L’accès insuffisant à une eau potable de qualité constitue jusqu’à aujourd'hui un problème de santé publique majeur dans un certain nombre de collectivités autochtones. En juillet, 132 avis sur la qualité de l’eau – indiquant une eau non potable – avaient été émis au sein de 92 collectivités de Premières Nations du Canada (Colombie-Britannique non comprise). Les éléments contaminants trouvés dans l’eau sont connus pour leur impact négatif sur la santé, allant de graves problèmes intestinaux à un risque de cancer accru. En mars, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU avait exprimé son inquiétude au sujet de l’accès insuffisant des Premières Nations à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que du manque de règlementation des eaux pour les personnes des Premières Nations vivant dans des réserves. Un rapport publié en juin par Human Rights Watch, intitulé « Make It Safe », a montré que cet accès limité à l’eau potable était néfaste à la santé et l’hygiène des familles des réserves. Pour être sûrs que les enfants et les personnes âgées, notamment, ne soient pas exposés à une eau contaminée, ceux qui s’occupent d’eux doivent assumer des charges supplémentaires.