Villeurbanne, le mois dernier. Nous sommes aux alentours de 19h. Je passe la porte d'Aviasim et me présente à l'accueil. Je suis excité comme un gosse. Il faut dire que je me suis déplacé pour une occasion spéciale: je vais effectuer un vol en avion de chasse sur simulateur. Quelques minutes plus tard, l'instructeur vient me saluer et m'expose rapidement le déroulement du vol, puis me décrit les milliers de scénarios que je peux réaliser: séance de voltige, de patrouille, combat... C'est sans surprise que je sélectionne sans attendre l'engagement. J'imagine que tout le monde fait le même choix. Je vais enfiler l'uniforme et mon casque de pilote avant de joindre la salle des simulateurs. Deux cockpits impressionnants captivent le regard dès mon entrée dans cette nouvelle salle. Je monte dans celui qui est allumé. Au-delà de la verrière, un grand écran courbe offre un panorama à 180 degrés. L'immersion est totale, ça promet d'être amusant. Devant moi aussi, j'observe la parfaite reproduction du tableau de bord d'un F-16 Fighting Falcon. La myriade de commandes m'intimide et je stresse un peu devant tous ces commutateurs et ces écrans de côntroles. Heureusement pour moi le copilote est juste à côté et m'explique la démarche à suivre. Avec un laser, il m'indique les commandes les plus importantes, les réflexes à adopter, de même que la portée des nombres et symboles qui s'affichent sur mon viseur. Il est rigoureux, fait preuve de pédagogie. On voit tout de suite qu'il a piloté cet appareil (en vol réel) pendant presque 15 ans: il est en terrain connu. En plus, il ne sera jamais bien loin lors du vol et me sera d'un soutien précieux pour éviter le crash. C'est le moment d'y aller. J'ai le manche en main, la manette des gaz dans la deuxième. Je suis prêt face à la piste. A peine le temps de prononcer « Maverick » que je me retrouve à voler paisiblement à Mach 2, à quelques 12 000 pieds d'altitude. Les sensations sont impressionnantes. Si le cockpit n'est pas installé sur vérins , la simulation emplit tellement mon champ de vision que mon corps est persuadé de virer à bord d'un véritable appareil. L'environnement, ultra-réaliste, se révèle impressionnant. De temps à autre, l'instructeur me mentionne quoi faire puis disparaît pour m'offrir une immersion totale. Tout à coup, je déglutis lorsque mon radar m'annonce que trois ennemis approchent. C'est le moment d'acquérir ma première cible. C'est parti pour trois quarts d'heure de figures acrobatiques et de frayeurs. Détruire mes ennemis me demandera pas mal d'énergie et de concentration, mais j'y arriverai, nom d'un petit Maverick ! Cette heure de simulation s'est avérée inoubliable, et encore plus sensationnelle que ce que mes amis m'avaient dit. Si vous aimez les décharges d'adrénaline sans les sensations potentiellement désagréables des G, la simulation apparaît comme une alternative de choix. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste du simulateur d’avion de chasse.