La quotidienne du Darde

17 septembre 2019

USA : interdiction des technologies ennemies

L'administration Trump a publié un décret visant apparemment à interdire les équipements américains de Huawei aux réseaux américains et a déclaré qu'elle soumettait la société chinoise à des contrôles stricts à l'exportation. Huawei serait la plus grande entreprise jamais soumise aux contrôles, une mesure d'application de la loi qui l'oblige à obtenir l'approbation du gouvernement américain sur les achats de technologie américaine, a déclaré Kevin Wolf, qui avait été secrétaire adjoint au commerce pour l'administration des exportations dans l'administration Obama. «Cela va avoir des répercussions sur tout le réseau de télécommunications mondial, car les filiales de Huawei dans le monde entier dépendent du contenu américain pour fonctionner et si elles ne parviennent pas à faire fonctionner le widget ou la partie de la mise à jour logicielle, ces systèmes tombent en panne. ," il a dit. Le décret déclare une urgence économique nationale qui habilite le gouvernement américain à interdire la technologie et les services d '«adversaires étrangers» réputés présenter des «risques inacceptables» pour la sécurité nationale - notamment du cyberespionnage et du sabotage. Bien qu'il ne nomme pas de pays ou d'entreprises spécifiques, il fait suite à des mois de pression américaine sur Huawei. Cela donne au département américain du commerce 150 jours pour élaborer une réglementation. Washington et Beijing sont aux prises avec une guerre commerciale qui reflète en partie une lutte pour la domination économique et technologique mondiale. La restriction à l'exportation est "une grave escalade avec la Chine qui fait planer à tout le moins sur la perspective de la poursuite des négociations commerciales", ont déclaré des analystes du groupe Eurasia dans un rapport. "Si cela n'est pas géré avec soin, cette situation exposera probablement les entreprises américaines et chinoises à un nouveau risque", indique le rapport. Il semble que la loi invoquée dans le décret de mercredi, la loi de 1977 sur les pouvoirs économiques d'urgence, n'ait encore jamais été déclarée d'une manière qui affecte tout un secteur commercial. - Le maire de New York, Bill de Blasio, annonce la candidature à la présidence - Des manifestations lors de la visite à Trump sont «autorisées et bienvenues», a déclaré Taoiseach - L'ancien magnat des médias Conrad Black gracié par Trump Il a été couramment utilisé pour geler les avoirs des terroristes et des trafiquants de drogue désignés et imposer des embargos aux anciens gouvernements hostiles. Cette ordonnance répond aux préoccupations du gouvernement américain, à savoir que les équipements de fournisseurs chinois pourraient constituer une menace d'espionnage pour les infrastructures Internet et de télécommunications américaines. Les responsables américains de la justice et du renseignement n'ont présenté aucune preuve montrant que des équipements Huawei aux États-Unis ou ailleurs avaient été compromis par des portes dérobées installées par le fabricant pour faciliter l'espionnage par Beijing. Huawei nie avec véhémence toute implication dans l'espionnage chinois. Huawei a déclaré que l'empêcher de faire des affaires aux États-Unis entraverait l'introduction de la technologie de communication de nouvelle génération dans laquelle la société est un leader mondial. "Nous sommes prêts et disposés à dialoguer avec le gouvernement américain et à proposer des mesures efficaces pour assurer la sécurité des produits", a déclaré la société dans un communiqué. Les restrictions "ne rendront pas les États-Unis plus sûrs ni plus forts", a déclaré la société. Les Etats-Unis seraient limités à "des solutions de rechange moins chères mais plus chères", ce qui nuirait aux entreprises et aux consommateurs. Dans une déclaration, le président de la Commission fédérale de la communication (FCC), Ajit Pai, a qualifié le décret d'exécution de "étape importante dans la sécurisation des réseaux américains". "Cela indique aux amis et alliés américains jusqu'à quel point Washington est prêt à bloquer Huawei", a déclaré Adam Segal, directeur de la cybersécurité au Council on Foreign Relations. De nombreux Européens ont résisté à la féroce campagne diplomatique américaine visant à interdire en gros les équipements de la société chinoise sur leurs réseaux sans fil 5G de nouvelle génération. Huawei affirme desservir 45 des 50 plus grandes compagnies de téléphone du monde. Toutefois, environ 2% seulement des équipements de télécommunication achetés par des opérateurs nord-américains ont été fabriqués par Huawei en 2017. Les retombées économiques intérieures se limiteront principalement aux petits transporteurs ruraux pour lesquels les équipements Huawei ont été attractifs en raison de leurs coûts moins élevés. Roger Entner, fondateur de la société de recherche en télécommunications Recon Analytics, a tweeté: «Banning Huawei aux États-Unis, la FCC est un mystère: un équipement Huawei à faible coût aide à développer plus rapidement le haut débit en Amérique rurale. La FCC acceptera-t-elle un développement plus lent du haut débit ou des fonds plus importants iront-ils à de petites entreprises de télécommunication rurales? " Au début de cette année, le ministère de la Justice a ouvert les poursuites pénales contre Huawei, dirigeant de l'entreprise et plusieurs filiales, alléguant que la société avait volé des secrets commerciaux, induit en erreur les banques sur ses activités et violé les sanctions américaines imposées à l'Iran. Les vastes actes d'accusation accusaient la société de déployer des efforts extrêmes pour dérober des secrets commerciaux aux entreprises américaines, notamment en tentant de prendre un robot à un laboratoire de T-Mobile. L'exécutif retenu est Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei, qui est également la fille du fondateur de la société. Elle a été arrêtée au Canada en décembre dernier. Les États-Unis cherchent à l'extrader.

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12 septembre 2019

Les signatures radar des avions

Il s’agit cependant d’une évolution en profondeur avec une refonte du design, de la signature radar, une mise à jour des systèmes d’armes et de l’électronique embarquée ou encore une augmentation importante de l’autonomie. C et D de son prédécesseur. La présentation du jour de Boeing est, comme disent les américains, « straight to the point ». Communication à l’américaine oblige, on débute avec un clip vidéo figurant un compte à rebours égrené par une voix féminine à l’issue duquel divers types d’engins fabriqués par Boeing s’élancent dans le ciel dans un panache de fumée incandescent. Quant au matériel d’entretien et à l’armement, il est en partie compatible entre les deux versions. Compte tenu de l’avenir bien incertain des F/A 18 suisses actuels dans le contexte politique tendu des exportations d’armes, le recyclage partiel est un point pour le moins pertinent. Pour Boeing, le Super Hornet est la transition la plus simple et la moins onéreuse pour la Suisse. C’est au tour de Madame Nell BRECKENRIDGE, première femme à s’exprimer pour un constructeur, de prendre le relais. Elle partage premièrement quelques chiffres : Boeing est un géant de l’industrie, qui a l’habitude de l’offset et de travailler avec des partenaires dans le monde entier. Historiquement, l’offset Boeing c’est près de 50 milliards USD dans environ 40 pays depuis 35 ans. Actuellement, c’est 65 collaborations pour un montant de 20 milliards USD dans 20 pays.  La variante A, préférée par la Suisse, décolle et atterrit de façon tout à fait conventionnelle, sur des pistes traditionnelles. Malgré les retards au démarrage, le F-35 semble se faire une place de favori à travers le monde entier. Pour la Suisse, l’avantage réside dans le fait qu’elle pourrait bénéficier d’échanges de savoir-faire avec d’autres pays et que sa participation aux manœuvres communes serait facilitée. La fierté de la nation française, c’est le Rafale, un avion entièrement développé par le pays après qu’il a quitté le consortium Eurofighter. Il existe également des variantes de cet appareil destinées aux opérations terrestres ou maritimes. L’avantage de cet avion, c’est qu’il dispose de deux réacteurs. En règle générale, les pilotes aiment disposer de ce genre de filet de sécurité. Toutefois, les Suisses ont des mauvais souvenirs des avions de combat français, en effet, lors de l’achat d’une flotte de «Mirage», en 1964, la situation a complètement dérapé et c’est seulement après d’énormes coûts supplémentaires que la commande fut livrée. L’Eurofighter est le produit d’un consortium multinational, dont l’actionnaire majoritaire est Airbus. Son histoire n’est pas dénuée de problèmes, toutefois il existe 600 Eurofighter en opération à travers le monde. Il est particulièrement efficace dans le cadre du combat aérien, type d’opération pour laquelle il a été développé. Toutefois, il a principalement été utilisé pour des actions contre des cibles terrestres. Les nouveaux avions de chasse seront ensuite évalués par un comité d’experts. On peut s’attendre à ce que tous les candidats fassent l’objet d’un vol test exhaustif. Entretemps, tout est possible. Ainsi, n’hésitez pas à voter: quel avion de combat voudriez-vous voir voler dans les cieux suisses? Cette caractéristique procure une grande maniabilité à l'aéronef. L'inconvénient est qu'un aéronef instable ne peut être maintenu dans une attitude stable qu'en appliquant des consignes rapides et précises sur les commandes de vol. Cela ne peut être accompli avec un contrôle manuel direct et par un pilote seul. ]) permettant une parfaite manœuvrabilité. Le Rafale est doté d'une aile delta à flèche modérée (48° contre 58° pour le Mirage 2000 et 53° pour Eurofighter) et grand allongement, d'où une grande finesse d'aile. Pour le contrôle du vol, huit commandes sont installés sur les ailes. Sur le bord de fuite des deux ailes sont placés deux grands élevons, conjuguant l'action d'une gouverne de tangage (volet de profondeur) à celle de roulis. Sur le bord d'attaque sont également installées deux becs amovibles, qui permettent essentiellement d'augmenter la portance. A lire sur le site de cette expérience de vol en Fouga Magister.

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01 juillet 2019

Colloque tactique à Lisbonne

Si vous suivez comme moi l'actualité économique, vous n'avez pas pu manquer son évolution récente :il règne une réelle fragilité économique depuis l'élection de Donald Trump : les marchés dansent au gré des élucubrations de Donald Trump. Tout récemment, j'ai suivi un meeting à Lisbonne où j'ai pu aborder le sujet avec certains intervenants, et je peux vous garantir que le débat a été légèrement tumultueux. Ce qui est normal, étant donné que pour certains, le nouveau président enchaîne les formulations combatives, quand pour d'autres elles ne sont que malavisées.
Le président américain est un mystère. Mais en réalité, il suffit d'observer les premiers gestes du milliardaire pour réaliser ce qui se passe. Comme sa perspicacité. Ce qui apparaît de plus en plus évident, c'est que cet improbable président est loin d'être aussi incapable que ce que certains (dont j'ai fait partie) ont pu présumer. A preuve, il est quand même réussi à rafler la victoire malgré tous les pronostics qui le disaient perdant : il est à l'évidence plus adroit que tous ceux qui l'ont sous-estimé ; et à tout le moins, ça fait déjà pas mal de monde, en définitive !
Là où ça devient tout à fait incompréhensible, c'est que depuis ce triomphe, bon nombre de personnes continuent à croire que le futur président agit de manière un déséquilibré. Mais c'est en ce qui me concerne vouloir reproduire la même erreur. Il est primordial de ne plus le sous-estimer. Son comportement présent envers Pékin est par exemple significative. Depuis sa victoire, le futur président joue avec la puissance chinoise en faisant ce qu'il sait faire de mieux : insulter. Cette formule est clairement sa marque de fabrique : une provocation abusive tout d'abord, tout de suite suivie d'un gage de réconciliation. Donald Trump est foncièrement à l'heure actuelle le grand spécialiste du chaud/froid. Il faut vraiment que les marchés cessent de tituber au gré de ses incartades s'ils ne veulent pas se plier aux manipulation de Trump dès janvier prochain. En tout cas, j'ai bien apprécié ce séminaire à Lisbonne. Si la discussion y était très passionnée, les animations ont mis tout le monde d'accord. Je vous mets en lien l'agence qui nous l'a mijoté, si vous souhaitez jeter un coup d'oeil.Suivez le lien pour toute information sur ce séminaire à Lisbonne

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12 juin 2019

L’exécution du Roi

Certains prétendent qu'une telle solution consisterait à réunir tous les pouvoirs - législatifs fonctions et fonctions judiciaires. Ceux qui ont le plus fatigué nos oreilles en récitant les dangers de ce cumul de pouvoirs doivent soit nous moquer de notre simplicité croyant qu'ils respectent ces limites, sinon ils ne les comprennent pas bien- moi-même. Car les assemblées constitutionnelles et législatives n'ont-elles pas assumé cent fois les fonctions des juges, qu’il s’agisse d’annuler la procédure du Châtelet, et de nombreux autres tribunaux, ou en rendant des décrets contre tant de prisonniers sur soupçon s'il y avait une accusation ou non? Acquitter Mirabeau et «P. L’égalité », ou d’envoyer Lessart à Orléans, n’était pas celle d’assumer les fonctions de des juges? Je conclus de cela que ces «équilibreurs», comme les appelait Mirabeau, qui parler continuellement d’équilibre et de rapport de force ne se font pas croire en ce qu'ils disent. Peut-on contester, par exemple, que la nation qui exerce le pouvoir de la souveraineté ne "cumule" pas tous les pouvoirs? Peut-il être a affirmé que la nation ne peut pas déléguer, à sa guise, telle ou telle partie de ses pouvoirs à qui cela plaît? Quelqu'un peut-il nier que la nation nous a habillés de manière cumulative? ici avec ses pouvoirs, à la fois d'essayer Louis XVI. et pour construire la constitution? Un peut bien parler de l'équilibre du pouvoir et de la nécessité de le maintenir lorsque comme en Angleterre, le peuple n’exerce sa souveraineté qu’au moment des élections. Mais quand la nation, le souverain, est en activité permanente, comme autrefois à Athènes comme à l’heure actuelle en France, où le droit de sanctionner les lois est reconnu comme appartenant à elle, et quand elle peut se réunir tous les jours dans ses municipalités et sections, et expulser les mandataires infidèles, la grande nécessité ne peut pas être vue de maintenir l’équilibre des pouvoirs, puisque c’est le peuple qui, avec sa bras de fer, elle-même tient la balance prête à chasser les ambitieux et les tra- torous qui souhaite l'incliner du côté opposé à l'intérêt général. Il est évident que les gens nous ont envoyés ici pour juger le roi et leur donner une constitution tution. La première de ces deux fonctions est-elle si difficile à remplir? Et avons-nous quelque chose d'autre à faire que ce que Brutus a fait quand le peuple lui a fait juger ses deux fils lui-même et testé par cela, tout comme la Convention est testé maintenant? Il a fait venez à son tribunal, comme vous devez apporter Louis XVI. Avant toi. Il a produit pour lui les preuves de leur complot que vous devez présenter à Louis XVI. ce multi- tude de preuves accablantes de ses complots. Ils ne pouvaient pas répondre au témoignage Mony d'un esclave, comme Louis XVI. ne sera pas en mesure de répondre à la question la spondence de Laporte, et à cette masse de preuves écrites qu'il payait son corps garde à Coblentz et trahi la nation.

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27 avril 2019

La Turquie développe ses avions de combat

Les industries aérospatiales turques (TAI) ont publié les détails du calendrier de son projet de chasseurs turcs (TF), également connu sous le nom de TF-X.  Le projet TF-X est un chasseur de supériorité aérienne bimoteur de 5ème génération tous temps, développé par TAI avec l'assistance technologique de BAE Systems, de AVIC chinois et de la société EADS (European Aeronautic Defence and Space Company).  Il y a quelques jours, la présidence des industries de la défense (SSB) et une société affiliée ont signé un accord dans la première étape du développement d'un moteur de turboréacteur à réaction à réaction double unique en Turquie pour les avions TF-X.  Un accord-cadre a été signé avec TR Motor, une société créée par la SSB pour développer des moteurs qui seraient utilisés dans le projet TF-X.  Le président de la SSB, Ismail Demir, a déclaré que l'objectif final était que le moteur ne soit pas soumis aux limitations d'utilisation et d'exportation par les pays étrangers, et à la Turquie de contrôler toutes les fonctionnalités technologiques et les droits de propriété intellectuelle.  La porte reste ouverte pour que les motoristes internationaux s'impliquent dans le projet national d'avion de chasse, Demir ajouté.   Il a indiqué que le développement de ce moteur unique serait un processus long, presque 10 ans, et que l’accord d’aujourd’hui servira de cadre à ce processus.   «Notre ligne rouge est un moteur qui nous appartient pleinement. Nous travaillerons avec ceux qui veulent produire un moteur intermédiaire », a déclaré Demir.   Dans le cadre du programme TF-X, la Turquie deviendra l'un des rares pays à posséder les technologies, l'infrastructure d'ingénierie et les capacités de production nécessaires. Une fois que les activités d'ingénierie sur toutes les technologies critiques sont terminées (par exemple, meilleure connaissance de la situation, fusion de capteurs, faible observabilité, baie d'arme,…), nécessaires à un avion de combat de cinquième génération (ou au-delà). Soure : bapteme en avion de chasse

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24 avril 2019

Le Brexit et le foutoire anglais

« Je vous ai compris », a voulu affirmer en substance Theresa May aux députés britanniques qui, le 15 janvier, ont vigoureusement rejeté l’accord sur le Brexit négocié avec l’Union européenne (UE). Lundi 21 janvier, devant une Chambre des communes oscillant entre incrédulité et colère, la première ministre conservatrice a laborieusement tenté de donner des gages d’ouverture alors que l’impasse est totale, que le divorce avec les Vingt-Sept est programmé pour le 30 mars et que la pression monte pour retarder cette échéance et éviter un catastrophique « no deal » (une sortie de l’UE sans accord). « Après le vote [rejetant son texte], l’approche du gouvernement devait changer et elle a changé, a affirmé Theresa May. J’ai écouté des collègues représentant l’ensemble du Parlement. » Mais ses propos reflétaient sa difficulté persistante à admettre la dure réalité : 118 des 317 députés tories - son propre parti - refusent son « deal » avec Bruxelles. Jeremy Corbyn, le chef du Labour, l’a accusée d’être toujours dans le « déni » de sa défaite. La chef du gouvernement a attendu la fin de son discours pour sortir de son chapeau la seule mesure concrète qu’il contenait : la suppression de la taxe de 65 livres sterling (75 euros) que devaient acquitter les ressortissants européens pour obtenir le statut de résident, obligatoire pour demeurer au Royaume-Uni après le Brexit. La mesure n’est pas seulement un signe d’apaisement à l’égard des 3,8 millions d’expatriés concernés ; c’est aussi un message en direction de l’UE et de l’ensemble des partis politiques britanniques qui, de la droite des tories aux Verts, avaient dénoncé le caractère vexatoire du nouveau « droit d’enregistrement ». Devant le tollé, la volte-face était inévitable et ne répond en rien aux inquiétudes des élus sur le « deal » avec Bruxelles. Theresa May « convoquée » par les députés Pour la première fois, lundi, le rapport de force avec Westminster semble avoir changé : Theresa May, qui a longtemps cherché tous les moyens pour court-circuiter le Parlement, était « convoquée » par les députés pour leur rendre compte des leçons tirées de son échec. En vertu de l’amendement déposé avec succès par le député conservateur europhile Dominic Grieve le 9 janvier, elle était tenue de faire, avant lundi soir, une déclaration et de déposer une motion proposant un « plan B ». Il faudra maintenant attendre le 29 janvier pour que les députés exercent le droit d’amender cette motion. Autrement dit, qu’ils proposent leur version du Brexit. Les deux principales demandes de ses contempteurs ont été balayées par Theresa May Si la déclaration de Theresa May avait des accents nouveaux d’ouverture et de vague « amende honorable », elle était bien loin de contenir un « plan B ». Les deux principales demandes de ses contempteurs, tories comme travaillistes - exclure un Brexit sans accord (« no deal ») et repousser la date butoir du 29 mars pour le divorce ; et envisager un second référendum - ont été une énième fois balayées, comme contredisant les résultats de la consultation de juin 2016 (51,9 % en faveur du Brexit), non susceptibles de réunir une majorité parlementaire, ou « mettant à mal la cohésion sociale ». Theresa May, si elle n’a pas formellement exclu l’idée de tester les députés sur chacune de ces propositions, les a combattues les unes après les autres. A l’entendre, il ne reste plus qu’une solution : amender l’accord avec Bruxelles de façon à le rendre acceptable par les députés, ce qu’elle a déjà tenté de faire sans succès pendant les fêtes. « Je crois que nous pouvons faire des progrès », a-t-elle assuré. Theresa May a ainsi promis qu’elle allait chercher avec les députés la manière d’« obtenir le plus fort soutien de la Chambre des communes » sur le « backstop » irlandais. Ce « filet de sécurité » est la clause destinée à garantir l’ouverture de la frontière entre les deux Irlandes en maintenant le Royaume-Uni dans l’union douanière européenne − laquelle perspective focalise l’opposition des députés. Contredisant les rumeurs d’une renégociation de l’accord de paix de 1998 sur l’Irlande, elle a affirmé sa volonté de se rendre à Bruxelles pour « apporter les conclusions de ces discussions » avec les députés, sans suggérer la moindre piste. « La réalité est que rien n’a changé » Cet immobilisme lui a valu le sarcasme d’Anna Soubry, députée tory pro-européenne : « Avec cette démarche, notre pays est la risée [du monde]. La réalité est que rien n’a changé. » Et l’ancien chef de file du Labour, Ed Miliband, s’est fait remettre à sa place lorsqu’il a demandé à Theresa May si elle accepterait le maintien permanent dans une union douanière - position des travaillistes à laquelle souscrivent certains conservateurs - si les députés l’approuvaient. Intransigeante, la dirigeante refuse de remettre en cause ses « lignes rouges », dont le refus d’une union douanière. Reste aux députés à avancer, d’ici au 29 janvier, les amendements dont la plupart vont dans le même sens : dessaisir le gouvernement, tester la popularité des différentes options aux Communes et prendre en main le Brexit pour sortir de l’impasse. En promettant que le Parlement sera « pleinement impliqué » dans la phase suivante des négociations, celles sur le commerce avec l’UE - qui suppose qu’un premier accord soit trouvé -, Theresa May n’a convaincu personne étant donné son peu d’empressement à écouter les élus jusqu’à présent. A Bruxelles, le vrai-faux « plan B » présenté par la première ministre britannique n’a guère plus enthousiasmé. Selon l’analyse de diplomates interrogés à chaud, la stratégie de Mme May est désormais claire : celle-ci joue la montre, en espérant qu’à l’approche du Brexit théorique, les Vingt-Sept perdront leurs nerfs et finiront par céder sur le « backstop » irlandais. La tactique est particulièrement risquée : jusqu’à présent, les négociateurs pour l’UE ont toujours répété que les garanties sur la frontière irlandaise contenues dans l’accord de retrait conclu avec Mme May le 25 novembre 2018 ne pouvaient pas être limitées dans le temps. Sinon, elles perdraient leur caractère d’assurance « tous risques ». Michel Barnier, le « M. Brexit » pour les Vingt-Sept, a de nouveau prévenu, lundi, quelques heures avant la prestation de Mme May à Westminster : « L’accord de retrait dans tous ses aspects, y compris la clause de sauvegarde [backstop], est le meilleur accord possible », a insisté le négociateur français lors d’une interview à la chaîne irlandaise RTE. La seule partie de l’accord qui peut être renégociée, a ajouté M. Barnier, c’est la déclaration politique d’une vingtaine de pages accompagnant le traité du divorce de novembre, censée esquisser la « relation future » entre le Royaume-Uni et l’UE. « Si le Royaume-Uni veut se montrer plus ambitieux, nous sommes prêts à l’être », a poursuivi l’ancien ministre français des affaires étrangères. S’ils ne le disent pas publiquement, les Européens seraient toutefois prêts à modifier cette assurance, à revenir à la version qu’ils proposaient à Londres jusqu’en octobre 2018 : seule l’Irlande du Nord s’aligne sur les règles de l’UE. Tandis que dans la version actuellement sur la table, et réclamée par Mme May l’automne 2018, le Royaume-Uni dans son ensemble reste dans une forme d’union douanière avec les Vingt-Sept, le temps qu’un accord de libre-échange soit signé entre Londres et Bruxelles. Mais pas question d’aller au-delà, de limiter le backstop dans le temps. A fortiori d’y renoncer complètement. A moins, évidemment, que les Britanniques de leur côté abandonnent le projet du Brexit… Plus généralement, les Européens ont jusqu’à présent toujours placé l’intérêt d’un des leurs avant celui d’un Etat tiers. « Irlande first », donc. Lundi matin, le ministre des affaires étrangères polonais, Jacek Czaputowicz, a certes mis en avant une position divergente, dans les médias polonais et à la BBC, suggérant une limitation du backstop à cinq ans. Mais l’idée a été rejetée dans l’heure par ses homologues irlandais et allemand, soutenus ensuite par Paris. Des diplomates européens le reconnaissent cependant à demi-mot : jusqu’à présent remarquable, l’unité des Vingt-Sept risque d’être mise à l’épreuve à l’approche de la date théorique du Brexit. Les Pays-Bas et l’Allemagne n’ont, par exemple, aucune envie de risquer un « no deal », jugé catastrophique pour leurs économies et leurs relations futures avec Londres.

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26 février 2019

De l'influence des groupes d'intérêts de Londres

La semaine dernière, je suis allé à Londres pour suivre un séminaire très plaisant à Londres. Et durant un dîner, j'ai eu un échange très intéressant avec quelques participants. Il a mis en avant de quelle façon les groupes d‘intérêt réussissent habituellement à à étouffer la croissance, et son propos s'accordait clairement à mon point de vue. Les groupes d’intérêt sont selon moi une catastrophe. Ils se définissent en effet par le fait qu’ils soutiennent les intérêts de leurs propres membres et non pas ceux de l'ensemble de la société dans sa globalité. Durant leurs négociations avec le gouvernement sur la fiscalité, ils se battent pour garantir les intérêts qui les arrangent, même si cela porte atteinte à ceux du reste de la société. Et ils ont souvent une influence majeure surla gestion politique. Les groupes d’intérêt sont nettement mieux organisés et leurs demandes sont logiquement mieux représentés que celles de la société. Ils réussissent donc davantage à faire accepter leurs revendications, et ce même si elles portent atteinte à l’intérêt des citoyens. Les groupes d’intérêt sont dans tous les domaines: banques aux entreprises industrielles. Chacun de ces groupes ont beaucoup à perdre lors d’une mesure politique et n’hésitera pas à prendre d'assaut les médias sur le sujet. Un groupe peu organisé dont chaque membre a individuellement peu à gagner ou à perdre pour cette même mesure aura en revanche moins l'oreille de la part des médias. Le citoyen en fait bien entendu partie. La conséquence finale, c'est que chaque groupe d’intérêt est en mesure d'obtenir des bénéfices payés par le citoyen lambda. Car évidemment, ces cadeaux ne sont en aucun cas gratuits. Ils sont toujours payés avec l’argent des contribuables. En tout cas, j'ai beaucoup aimé ce colloqueà Londres m'a en tout cas conquis, tant pour ce débat que pour . Je vous mets d'ailleurs en lien l'agence qui l'a monté, si vous voulez en savoir plus. Pour plus d'informations, allez sur le site de l'organisation du ce séminaire à Londres et retrouvez toutes les infos.

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21 février 2019

Le copinage politique

De Jack Lang à Ségolène Royal, en passant par Lionel Jospin, Elisabeth Borne n'a travaillé qu'au sein de cabinets ministériels de gauche. Réputée proche du PS, elle n'a toutefois jamais eu sa carte du parti. Elle est aujourd'hui membre de La République en Marche. Elisabeth Borne a fréquenté l'une des écoles françaises les plus prestigieuses. Elle est diplômée de la fameuse Polytechnique, corps des Ponts et Chaussées. Et a intégré à la sortie de l'école le ministère de l’Equipement, à la fin des années 1980. "Mon premier job a été de préparer un plan d’urgence pour les transports en Ile-de-France", a-t-elle raconté au "Monde". Guillaume Pepy a été un temps le chef d'Elisabeth Borne. Alors que celle-ci était directrice de la stratégie de la SNCF, lui était alors le numéro 2 de la compagnie ferroviaire. Le rapport de force a depuis quelque peu changé. En janvier, Guillaume Pepy, désormais numéro 1 de la SNCF, s'est en effet vu convoqué par la ministre des Transports pour s'expliquer sur les multiples incidents intervenus à la SNCF ces derniers mois. Quelles relations entretiennent les deux dirigeants ? Cette fois, c’est leur popularité qui embellit. Le président et son Premier ministre sont à l’unisson et gagnent chacun 6 points. Ils capitalisent sur le succès du grand débat. Emmanuel Macron et dans une moindre mesure Edouard Philippe bénéficient à plein «du vu à la télé». Les membres de leur gouvernement voient aussi leur popularité boostée. 4) qui retrouve des couleurs notamment à droite. 3) ou encore François de Rugy, qui se sont tous peu ou prou fortement déployés dans les médias, profitent de l’embellie de l’exécutif. Cela ne lui était pas arrivé depuis belle lurette mais Laurent Wauquiez reprend des points dans cette enquête. 2 de janvier. Du coup, il remonte à 34% et réunit 72% des sympathisants LR derrière lui. Seuls François Baroin avec 85% de bonnes opinions auprès des LR et Nicolas Sarkozy (83%) font mieux que l’actuel président du parti. 5) dont l’air matois séduit de plus en plus à droite. Une concurrence nouvelle et supplémentaire dans un paysage de droite toujours aussi dévasté. La prime au plus populaire, au plus capé et au plus âgé. A 71 ans, Jean-Yves Le Drian incarne cette jonction entre l’ancien et le nouveau monde après laquelle court Emmanuel Macron en pleine reconquête de l’opinion. Pour la première fois, le patron de la diplomatie s’installe à la troisième place des personnalités politiques préférées des Français dans le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. 3 points), le ministre des Affaires étrangères est le plus populaire du gouvernement. Il devance Edouard Philippe. 3). Autant dire que Jean-Yves Le Drian parvient sans tambour ni trompettes à incarner le parti de l’ordre et celui du dialogue. Habituellement taiseux, le Breton est sorti du bois dès le début de la crise des «gilets jaunes». Une première fois le 19 novembre pour prendre ses distances avec la hausse de la taxe carbone défendue mordicus par Edouard Philippe. Il récidivera le 9 décembre en appelant à un nouveau contrat social avant d’entonner l’air du sursaut républicain en janvier. Au passage, il se montre critique sur la méthode choisie pour réformer la fonction publique. Les Griveaux filent ensuite dans le Var pour une douzaine de jours. Une villa en bord de mer, avec famille et amis. Non loin du fort de Brégançon, résidence de villégiature du couple Macron. « Mais aucune visite n’est prévue, rigole notre interlocuteur. On reste de toute façon en contact avec le président via WhatsApp, même pendant les vacances. Benjamin Griveaux en convient, il ne pourra pas totalement débrancher. « Ma position fait que je dois être vigilant sur tous les sujets. Le droit à la déconnexion, je le prône pour les autres et je me l’applique assez peu », sourit-il. Si le ministre n’exclut pas un aller-retour à Paris en cas de catastrophe ou d’urgence (« J’espère qu’on n’aura pas de sujets canicule ou feux de forêt »), il compte toutefois profiter pleinement de son temps libre. Au programme, un peu d’effort : nage le matin avec masque et tuba, bateau avec les copains, footing avec Nirvana, The Doors, Kavinksy ou Polnareff dans les écouteurs. S’il est plutôt branché « rock à l’ancienne », cela ne l’empêchera pas d’aller voir Julien Clerc en concert à Ramatuelle le 8 août. Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force. C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du « Monde libre ». Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La scène, totalement surréaliste, m’est toujours restée en mémoire. De même que la surexcitation des commentateurs en plateau, chargés de faire mousser le non-événement, et de faire passer la dérisoire péripétie pour un événement susceptible de casser l’histoire du monde en deux. Ce jour-là, oui, j’eus le pressentiment que nous nous apprêtions à vivre une opération de propagande d’une dimension et d’une nature tout à fait inhabituelles. » par Vincent Bolloré avec les conséquences sinistres que l’on sait. Le père reconverti dans le nucléaire, la famille s’installe à la campagne, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Des parties de pêche et autres sorties champignons que raconte son frère, le ministre n’a aucun souvenir. «L’enfance, j’ai zappé.» Ce qui lui reste, ce sont les corvées de jardinage, la main leste et l’avarice du patriarche. Un «Géo Trouvetou monomaniaque» qui, malgré ses revenus confortables, se lève aux aurores pour faire la collecte des encombrants et collectionne les lave-vaisselle défectueux. La mère, femme au foyer, récure en rêvant à la piscine qu’ils pourraient faire creuser avec leurs économies. C’est une maison plongée dans la quasi-obscurité par les ampoules très basse tension, c’est l’absence de musique et de livres. «Il n’y avait rien, on ne dépensait pas. Et c’est comme ça qu’ils nous ont laissé plusieurs centaines de milliers d’euros à leur mort.» Aujourd’hui, le rejeton vit sans consulter ses relevés de compte et satisfait à ses désirs en attendant le coup de fil du banquier. Pour compenser la perte de recettes pour les collectivités, évaluée à une dizaine de milliards d’euros, Emmanuel Macron a promis, le 22 mars, devant l’Association des maires de France, un dégrèvement intégralement compensé. « J’en prends l’engagement devant vous », a-t-il affirmé, sous des huées de maires, qui ont du mal à y croire. On peut les comprendre. La mesure ne présente, a priori, aucune difficulté technique insurmontable. Mais elle est politiquement difficile à faire passer. Dès son annonce, des associations d’élus sont montées au créneau. L’autre motif d’opposition est technique. Remettre les services publics au service de tous les publics, c’est ce que propose Emmanuel Macron, misant sur l’élargissement des horaires d’ouverture des services publics en soirée et le samedi pour les adapter aux contraintes et aux besoins des usagers. Les collectivités n’ont pas attendu le candidat d’En marche ! Les bibliothèques ont ouvert le bal. Depuis avril 2016, une vingtaine de collectivités ont étendu leurs horaires d’ouverture en échange d’une hausse de la dotation globale de décentralisation. De son côté, le Défenseur des droits Jacques Toubon dénonce la réduction du délai de recours pour les déboutés du droit d’asile. La tension a par ailleurs gagné certains députés de La République en Marche. Face aux critiques au sein de ses rangs, la notion de « pays tiers sûr » a été abandonnée par le gouvernement le 20 décembre. Elle devait autoriser la France à renvoyer un migrant vers un pays non-européen par lequel il aurait fait escale. « La France ne doit plus être un de ces pays où les femmes ont peur. Déclarée « grande cause du quinquennat », l’égalité femmes-hommes a motivé une série d’annonces en novembre dernier. Deux mois après le scandale Weinstein, le chef de l’Etat a réaffirmé ses engagements pour l’éducation des plus jeunes, l’accompagnement des victimes et la répression des auteurs de violences. Dès cette année et dans toutes les écoles, Emmanuel Macron souhaite instaurer un module consacré à l’égalité femmes-hommes, tout en formant les enseignants à ce sujet. Autre « combat culturel », le président veut permettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel de réguler certains contenus numériques, pornographiques notamment.

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05 décembre 2018

Faire circuler les drones librement ?

"Les clients pourront éventuellement voler au-delà de la vue dans le couloir et tester leur technologie", a déclaré Tony Basile, vice-président des opérations de NUAIR. En plus de soutenir le développement des règles et des systèmes de contrôle du trafic aérien des drones, NUAIR aide les sociétés de services d’aéronefs sans pilote à démontrer leurs marchandises aux clients et dispense une formation de pilote de drones aux gardes forestiers de l’État, aux forces de l’ordre et autres. «Nous évaluons les avions aujourd'hui, mais l'objectif ultime est de savoir comment nous opérons dans des conditions de visibilité directe», a déclaré Glen Davis, directeur de la sécurité d'AIROS, une société de capital-risque de General Electric présente cette semaine chez Griffiss. pour tester un hélicoptère sans pilote de 1,8 mètres de long pour l'inspection des pipelines et des raffineries. Les responsables new-yorkais s’attendent à ce que l’initiative de recherche sur les drones Griffiss aide à attirer les entreprises de haute technologie dans le centre de New York, qui souffre économiquement du déclin de la fabrication. Cuomo a promis jusqu'à 250 millions de dollars dans le nord de son état Initiative de revitalisation visant à favoriser la croissance du secteur des véhicules aériens sans pilote. Gryphon Sensors, basé à Syracuse, est un acteur clé de cette initiative, qui a utilisé 5 millions de dollars de fonds publics pour développer une fourgonnette équipée d'un radar pour repérer les drones situés à une distance de six milles. Gryphon a mis au point des capteurs et des radars au sol qui suivent les avions sur le site d’essai NUAIR. Comme les voitures autonomes, les avions sans équipage auront finalement besoin de capteurs embarqués leur permettant de détecter et d’éviter les obstacles, y compris d’autres avions, a déclaré Basile. «Une fois que la technologie sera arrivée à ce point, les systèmes de capteurs utilisés dans ce corridor seront réutilisés pour fournir une couverture supplémentaire autour des aéroports ou d'autres lieux», a-t-il déclaré. Basile a déclaré qu'il faudrait environ un an pour concevoir le corridor, installer des capteurs et commencer les essais en vol. Source : Vol en avion de chasse.

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16 novembre 2018

La philosophie de O’Neill

O’Neill a beaucoup d’idées intéressantes à partager. Prendre ses vues sur la confiance. Ces dernières années (comme je l'ai noté dans des colonnes récentes), l'idée selon laquelle, dans l'Ouest, la confiance est en déclin est sans fin. O’Neill pense que c’est déplacé. “[Les gens disent] le but est d'avoir plus de confiance. Eh bien, franchement, je pense que c’est un objectif stupide », at-elle déclaré lors d’une récente conférence TED. «Je voudrais avoir davantage confiance dans les personnes dignes de confiance, mais pas dans celles qui ne sont pas dignes de confiance. En fait, mon objectif est d’essayer de ne pas faire confiance aux personnes indignes de confiance. ” Au lieu de cela, O'Neill affirme que «nous devons penser beaucoup moins à la confiance, et encore moins aux attitudes de confiance détectées ou mal détectées par les sondages d’opinion», et se concentrer «beaucoup plus sur la fiabilité et la manière de donner aux gens des informations adéquates, utiles et utiles». simple preuve que vous êtes digne de confiance ». Cela nécessite une meilleure transparence. Pour établir la confiance, une autre voie, moins discutée, consiste pour les institutions et les individus à se rendre vulnérables. Des entreprises comme Amazon qui offrent aux consommateurs le droit de retourner des marchandises remplit cette fonction: elles instaurent un climat de confiance en se rendant ouvertes aux critiques (et aux pertes financières) lors du retour des marchandises. Les évaluations en ligne sur des sites tels qu'Uber et Airbnb font la même chose: ils créent une confiance dite distribuée en laissant le vendeur et l'acheteur se noter mutuellement. O’Neill dit peut-être que nous devrions également introduire cette idée dans la politique et le gouvernement britanniques. Mais il y a un autre point essentiel: O’Neill pense que nous devons nous concentrer sur les concepts d’éthique et de devoir. Cela a été démodé ces dernières années; au lieu de cela, l'accent est mis sur les droits des citoyens et les réglementations. Mais O’Neill est convaincu qu’il est impossible de remédier aux problèmes de la société en imposant simplement de nouvelles règles. "Vous avez cette mentalité de conformité devenue folle, et ça ne marche pas", m'a-t-elle dit au déjeuner cette semaine. Au lieu de cela, elle souhaite que la société redécouvre le concept oublié d'éthique - et la célèbre. Cela ne sera pas nécessairement populaire dans le monde politique moderne. Mais c'est un intéressant idée à méditer, particulièrement à cette période de l’année. Peut-être est-il temps d’insérer dans nos craquelins de Noël certaines des pensées d’O’Neill - ou de tout autre philosophe moderne -. Nous pourrions tous faire avec un peu plus de philosophie dans le monde, avec ou sans un prix d'un million de dollars.

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